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YANICK avril 30 2015

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La nouvelle.

Yanick est petit homme? De petite taille. Il ne dépasse guère les trente-cinq centimètres de hauteur, mais ce n’est pas la grandeur qui fait de lui la célébrité dont il est l’objet.

Yanick vivait il y a quelques années, dans une mansarde habitée elle-même par un vieil homme gentil, calme, serin mais myope comme une taupe.

Bien des fois, sans que le père Baudus ne s’en aperçoive, il lui raccommodait ses hardes avec minutie, à la manière d’un grand couturier. Il prenait son temps, prenait fil à fils son vieux pantalon, sa vieille chemise et durant des nuits entières, il remettait presque à neuf, les frusques du propriétaire des lieux.

Notre couturier vit au dépend de son propriétaire, sans que celui-ci ne s’aperçoive de son existence. Il mange et bois d’un bout de pain, d’un morceau de lard, parfois un crouton de fromage; Les restes de ce que mange et bois le père Baudus. Yanick n’avait qu’à se donner la peine de ramasser ce qui trainé sur la table.

 

Il confectionne ses vêtements, taille, façonne, cout, recourt, ajuste. Ce qu’il savait bien faire, surtout, c’était coudre. Il faisait les vêtements et les habits de tous ces voisins aussi petits que lui.

 

Vous avez deviné que Yanik est un lutin solitaire vivant dans une vieille chaumière. Aussi l’appelait-on Yanik le tailleur.

 

Il était orphelin, il n’avait jamais connu ses parents, il n’était pas malheureux, il lui semblait que depuis qu’il était au monde, il avait toujours vécu dans cette masure, dans le coin du pré du fermier Baudus.

 

Il avait un confort suffisant et une bonne nourriture saine, en abondance, car les fermiers voisins venaient tous les jours, prendre le repas du midi chez le père Baudus qui offrait le café à ces hommes de la terre.

 

Un jour il eut une grande émotion! Il était en train de faire la reprise d’un ourlet au pantalon du vieux fermier, lorsque celui-ci entra brusquement dans la remise pour y quérir quelques pommes de terre. Yanik ne s’en émut guère, car le vieux Baudus était tellement myope qu’il ne le vit pas, mais s’il s’était trop rapproché de lui, il lui aurait bousculé son ouvrage et aurait pu lui marcher dessus. Yanik eut tôt fait de déguerpir.

 

Un autre jour, alors qu’il reprisait les chausses du vieil homme, celui-ci trébucha dans son tapis et tomba juste à côté de Yanik.

 

Une autre fois, c’est au puits qu’il failli attraper Yanik au lieu du seau d’eau.

 

Ce jour-là, le fermier s’en retournant vers la grande salle des convives, laissa la porte ouverte et Yanik entendit une conversation qui le fit sursauter tellement cette nouvelle fut grave.

 

Les fermiers parlaient de démolir la cabane pour en reconstruire une autre plus moderne à sa place!

 

Yanik n’en croyait pas ses oreilles. Qu’allait-il devenir?

 

Ne sachant quel parti prendre, il ne décida rien pendant quelques temps, espérant trouver une solution miraculeuse et surtout souhaitant avoir mal entendu.

 

Un matin d’Octobre, il vit arriver les hommes d’à côté, munis de haches, pioches, masses et autres ustensiles néfastes à son bien-être.

 

Les marteaux commencèrent à taper et c’est à ce moment que Yanik comprit que le moment était venu où il lui fallait chercher un autre gite.

 

Il fit un paquet de ces hardes, il les mit sur son dos; puis il partit, tenant dans sa main un délicieux morceau de gâteau prit au passage dans la grande salle.

 

Ayant tristement dit adieu à sa maison, qu’il avait toujours connu durant sa jeunesse et pour ainsi dire toute sa vie, il se disposa à aller prendre congé de quelques amis!

 

 

 

 

L’Exode de Yanick

 

 

 

Il descendit par les plus grosses racines du vieux chêne au fond du jardin, pour aller visiter les amis qu’il habillait toute l’année. Ceux qui venaient lui demandé de repriser leur vêtements par Yanik le tailleur, mais il voulait surtout dire au revoir à Cibel, une fine et délicate créature qui se prétendait très noble. Il la trouva en train de se laver dans la corole d’un tournesol pleine de rosée.

 

“-Bonjour Cibel, dit-il aussi gaiement que possible.

 

-Bonjour, répondit Cibel en s’essuyant la figure. Comme vous êtes matinal!

 

-Oui répondit Yanik d’une voix un peu triste.

 

-Qu’y a-t-il donc s’informa la douce amie!

 

-Oh! Pas grand-chose.

 

-Alors, pourquoi avez-vous l’air triste et sombre; et pourquoi portez-vous ce gros paquet sur votre dos?

 

- Je déménage dit Yanik!

 

- Mon dieu et vous déménagez pour aller où grand dieu?

 

Vous aviez l’air de vous trouver bien comme il faut dans cette baraque du monde du dessus, à l’écart de notre monde, peut-être pour plus de facilité pour vous, de confectionner et façonner les vêtements de nos amis commun.

 

-C’était très confortable, répondit Yanik; mais ils vont démolir la chaumière ; C’est pourquoi je suis bien obligé de partir chercher un autre logis.

 

-Il n’y a pas de quoi s’alarmer, ni de faire une triste figure! Allez donc voir mon père et ma mère construire leur maison dans un magnifique tronc d’arbre, vous aurez tout de suite envie d’avoir une semblable habitation!

 

- Non-dit Yanik, je ne serai jamais heureux dans une maison pareille. Je ne suis pas une chouette ou un hibou, voyez-vous; J’ai été habitué à des résidences plus vastes.

 

- Grand dieu que vous êtes fier; Je me demande même de quel honneur votre seigneurie m’adresse la parole!

 

-Ne vous moquez pas de moi, vous savez que je vous aime; Venez avec moi; Nous trouverons une maison pour tous les deux.

 

-Trouvez d’abord la maison; Peut-être, ensuite, reparlerons-nous de notre amour. J’ai entendu dire qu’un lutin marginal traversa la mer, trouva toutes sortes de choses plus magnifiques les unes que les autres,. Il eut un tas d’aventures, il était brave et courageux ! Il ne faut pas vous identifier à une histoire qui n’existe que dans les rêves!

 

-Je puis faire autant que ce qu’il se dit sur ce lutin mythique!

 

-Vous ! Non… Et elle se sauva en ricanant sans ajouter un mot de plus.”

 

Yanik voulu courir après elle mais il changea d’idée et bien décidé, à combattre le mythe et devenir plus courageux que les plus courageux des héros des contes, il se dirigea vers le port où se balançaient une grande quantité de navires au gré de la houle.

 

 

 

 

 

L’Embarquement.

 

 

 

Caché derrière une grosse barrique de vin, Yanik regardait la mer, en se demandant ce qu’il pouvait bien y avoir de l’autre côté de l’horizon, lorsqu’il sursauta en entendant une voix dire à son oreille.

 

-Que voulez-vous jeune homme?

 

-Je veux m’embarquer dit-il en se reprenant de sa stupeur.

 

-Que savez-vous faire demanda le marin. Savez-vous carguer les voiles, monter sur un mât, faire volte-face de tout et de rien, réparer un filin?

 

- Non monsieur, je n’ai jamais été sur un navire.

 

-Nous n’avons pas besoin de gens inutiles. Vous êtes bon à rien dit le marin.

 

Peu de temps après, il alla trouver le capitaine du plus grand navire du port, puis un autre capitaine, et un troisième, mais personne ne voulait prendre Yanik comme mousse car il n’avait jamais navigué et ne pouvait rien faire d’utile avec sa petite taille.

 

Il fut tellement fatigué qu’il se laissa choir sur un rouleau de cordage, à même le quai il se mit en boule et s’endormit profondément.

 

 

Il fut réveillé par la clarté de la lune rousse, il entendit les allées et venues autour de lui. Il se frotta les yeux et finit par identifier les sons alentour. Ceux-ci étaient causés par une multitude de jeunes marins allant et venant du quai à un navire nouvellement accosté durant son sommeil. On était en train de charger des marchandises fragiles, des étoffes, des verreries et toutes sortes de marchandises.

 

Les jeunes marins semblaient très pressés et bousculèrent Yanik dans leur précipitation.

 

-Quand ce bâtiment doit-il partir demande Yanik?

 

-A minuit avec la marée, nous n’avons pas trop de temps pour charger les marchandises.

 

-Ou va ce bateau?

 

-Pour l’ile des Hépars!

 

-Pourrais-je venir dit Yanik? Je travaillerai dur pour devenir un bon marin!

 

-Demandez au capitaine, et le jeune marin continua son travail.

 

Alors Yanik se dirigea vers le bateau et demanda à un mousse s’il pouvait voir le capitaine de “l’étoile du matin”…/…………

 

LES SEPT FRERES avril 30 2015

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LES SEPT FRERES,

Dans la forêt de Grandarbre, non loin d’une chaumière habitée par un charmant couple d’ermite, vivait une famille nombreuse de lutins.

Cette famille, retirée du monde du dessous ou vivent les gnomes, farfadets, et autres compagnons des lutins, était indépendante? Isolée de cette grande et belle famille.

Rutile la maman, avait beaucoup de mal à nourrir les enfants en cette période de grands froids.

Pétiole le papa, travaillait dure pour ramener une faible pitance à la chaumière.

Ils discutèrent le soir venu auprès de l’âtre de la cheminée, afin de décider de l’avenir de leur sept enfants.

Diken, le plus âgé des sept frères, était en âge d’aider son papa aux durs labeurs des champs, mais celui-ci n’en faisait qu’à sa tête.

Ses autres frères étaient bâtis sous le même couvercle, Ils préféraient courir dans les bois, la nuit tombée, à la recherche de méchancetés à faire aux habitants proche, ou de partir avec les copains chercher une gentillesse de la part des fouines les malines.

York, le second des sept frères, était habile dans la parole. Il avait l’art et la manière de faire croire tout ce qu’il voulait aux gens qu’il croisait.

Korby, le troisième des sept, inventait toutes sortes de choses irréalisables qu’il donnait à York pour en faire une exploitation lucrative.

Quant à l’innommable Sylte, il mentait comme un arracheur de dents, la mythomanie était son point fort et bien souvent York et Korby profitaient de ses mensonges pour en faire un jeu pour exploiter les données de Sylte et engager les paris les plus élevés de la forêt.

Le cinquième des sept frères avait pour mission de trouver des sites, des endroits inexplorés, pour y mener toutes sortes de compagnons de la forêt et ainsi les attacher jusqu’à ce qu’ils payent un lourd tribut à ses kidnappeurs. Il s’appelle Bisono.

Ces cinq grands frères se suivent en âge. Les trois premiers étaient nait le même jour. Rutile eu beaucoup de mal à leur donner le biberon en attente de son quatrième. En réalité le quatrième était jumeau. Sylte et Bisono ne se ressemblaient pas physiquement, pas autant que les triplets, mais tout aussi malfaisants.

Les deux derniers enfants qui eux aussi étaient jumeaux, ne paraissaient pas être de la même trempe que leur frères mais il ne fallait pas trop les regarder sinon gare! Pétiole les avait appelés huch et buch. Malheur à qui leur adresser la parole.

Pétiole qui était loin d’être bête, disait qu’il se calmerait avec l’âge, mais Rutile lui disait tous les soirs, qu’ils ne changeaient pas! Elle ajoutait:

-Tous sont en âge de ramener un peu de nourriture à la chaumière, mais aucun ne veut travailler!

-Ce n’est pourtant pas les emplois qui manquent chez les gnomes! Leurs mines d’exploitation d’or et de pierres précieuses sont loin d’être épuisées. Un manque cruel de personnel, les font travailler presque jour et nuit. Nos sept garçons réduiraient leurs peines et nous pourrions avoir un peu de beurre dans les épinards.

-Il y aurait bien une solution radicale, mais je crains que tu ne sois contre.

-Donnes-moi ton idée et peut être serons-nous d’accord!

- Il existe au milieu de cette grande forêt, un chêne bicentenaire ou les sorcières d’un village très lointain viennent faire leurs invocations à je ne sais quel dieu. Nous devrions emmener les enfants là-bas et les laisser en leur compagnie.

-Tu veux dire les laisser, laisser. Ou les perdre parmi les sorcières!

-les perdre ou les laisser, quelle est la différence?

-Tu veux dire que nous devrions abandonner les enfants au milieu de la forêt sans qu’ils ne retrouvent leur chemin.

-Nous n’avons guère le choix. La nourriture manque cruellement et dans cinq jours nous serons obligés de creuser pour manger les racines…/…

SQUELETON avril 30 2015

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SQUELETON

Ce jour de Juin 1984, je décide d’aller faire une visite au phare de la Coubre.

Etant moi-même retraité de cette grande administration des Phares et Balises, j’y ai en quelques sorte mes entées.

N’habitant qu’à quelques encablures de la Palmyre, je me prépare pour une longue randonnée pédestre.

Le lieu du départ étant à plusieurs kilomètres du phare, j’emporte eau, pain, fruits et boite de conserve, servant à la restauration de mon être quand le besoin s’en fera sentir.

Avec les notions de météo acquises lorsque mon métier m’obligeait à prévoir un éventuel coup de tabac, j’optais pour une grande et belle journée ensoleillée.

Le plus gros problème pouvait être, le cas échéant, le manque de visibilité une fois en haut du phare.

Le jour commence à pointer. Mon sac à dos est installé et me voici, refermant la porte à clef derrière moi.

Le petit déjeuner prit à cinq heures cette matinée, pourrait me tenir l’estomac jusque tard sous ce soleil prometteur.

J’emprunte le chemin côtier, ou douanier suivant le but de la marche, me conduis à travers les dunes, de sable blanc, le long des pins Maritimes plantés pour empêcher le sable de s’envoler lorsque les tempêtes hivernales font rage dans cette pointe côtière.

J’aime sentir ce parfum de résine, ce varech desséché par les rayons du soleil, l’iode de la mer retirée pour la marée basse. Ce matin, il n’y a guère que la senteur des pins qui embaume mes narines fraichement réveillées d’une nuit de repos bien mérité.

J’avais la veille, désherbé mon petit jardinet, afin que celui-ci soit agréable aux éventuels visiteurs pour l’apéritif prolongé par le barbecue improvisé. La fatigue de ce nettoyage de printemps, m’avais quelque peu éreinté, aussi, de bonne heure au lit m’a permis d’être en pleine forme au réveil.

Me rendre à la pointe de la Coubre me prend deux grandes heures de marche. Le gardien, un homme assez trapus et souriant m’accueille comme à son habitude. Je viens régulièrement visiter son phare, discuter avec lui du bon temps, du temps ou moi aussi j’étais avec lui pour maintenir une garde permanente de la bonne marche des appareils électriques.

Ce temps-là est résolu, l’automatisation et le perfectionnement des moteurs ont eurent raison de notre vigilance.

De quatre gardiens nous n’étions que les deux seuls en poste fixe. Le radio phare qui en était la principale surveillance, avait ou était en instance d’être supprimé.

Les groupes électrogènes remplacés par des machines neuves à démarrage automatique, comme toute la mécanique adjacente ainsi que l’électricité.

Il boitait de plus en plus mon camarade, une vieille blessure contractée lors de son service militaire dans les lointaines colonies. Il m’en reparlait des fois, il avait cette blessure interne, celle que l’on ne voit pas. Brave parmi les braves il me demande si j’avais fait bonne route.

-Oui mon ami, et toi ici comment te sens tu?

- Il viennent de tout changer un fois de plus, ils ont mis un échangeur de lampes automatique.

-J’en avais entendu parler, et qu’est-ce que cela donne?

-Chaque lampe dure 1800 heures et comme sur cet échangeur il y en a six, tu vois un peu!

-Effectivement, tu ne sers plus à rien.

- Je te donne la clef de l’optique, regardes bien comment ça fonctionne, excuses moi de ne pas t’accompagner mais ma blessure me fait atrocement souffrir ce matin, en général l’orage n’est pas loin!

-Je redescends dans peu de temps, nous prendrons l’apéro que j’ai dans mon sac, il a était fabriqué par ma voisine, un Pineau de chez nous.

Les côtés droit des marches est couvert par un carrelage bleu turquoise d’une beauté sans égal. Je n’ai pas vu ce genre de finition dans d’autres phares, surement qu’il doit y en avoir mais je ne sais pas où. La rampe côté gauche est en cuivre rouge, une hypothétique dette de guerre. De mémoire, ce cuivre ainsi que le laiton de cette administration, servirait de stockage pour une éventuelle nouvelle guerre. Je n’ai jamais su si cette histoire de cuivre et laiton refondus pour en faire des obus était vraie.

Le cuivre terni de la rampe fait penser à un long, très long serpent marron montant au sommet de la tour.

J’ouvre la porte de la salle d’optique, et scrute le nouvel appareillage mis en place par les techniciens du Park de maintenance.

En effet la lampe du haut de l’échangeur est un peu noire. C’est celle-ci qui est en fonction, les autres et il y en a bien cinq servent à son remplacement lorsque celle-ci grille.

Comment diable font-ils pour qu’il tourne lorsqu’elle est grillée, si, je vois des cellules de détection sur les côtés de l’optique. Drôlement bien installé et finement positionnées.

Refermons soigneusement la porte à clef et admirons le paysage.

C’est grandiose, magnifique, la visibilité est extraordinaire, le vent n’est que très peu présent, et le soleil resplendit. La Tremblade, l’ile d’Oléron…

…Mais c’est le tonnerre, je me retourne aussitôt et surprise tout est noir comme l’ébène, les éclairs sont si près que mon étonnement m’angoisse. Dans les phares, tout est à la masse et lorsqu’il y a de l’orage, la foudre tombe sur le paratonnerre qui communique avec tout ce qui est métallique, y compris la rampe de cuivre pour finir dans la toile d’araignée enterrée au pied du phare.

J’étais physiquement bien conservé pour mon âge, la poitrine bombée et le ventre bedonnant, non pas dû à la bière que je ne bois pas, mais aux gourmandises sucrées. J’ai toujours cette taille en trapèze que les copains enviaient, me jalousaient parfois en disant que j’étais fier.

Pas du tout, je suis comme je suis. le front dégagé par les années, les yeux rappelant la noisette séchée, les sourcils symétriques et amincis donnaient une certaine virilité à mon regard.

Mes anciens cheveux d’ébène avaient fait place aux poivres et sel d’une longueur recouvrant les oreilles.

Il y a si longtemps… Je vous raconte cette aventure parce que je suis au-delà de ce que vous pouvez imaginer.

Je me hâte de refermer la porte donnant accès à la terrasse, et je descends du plus vite que je peux les deux escaliers de fer séparant la salle dite de veille et la couronne de l’optique.

Tout va bien, ma précipitation me fait arriver sur les marches de marbre gris allant jusqu’en bas de la tour.

Mon ami Jean attendait ma venue avec une certaine angoisse.

- Enfin te voilà, l’orage est survenu à une telle vitesse qu’il était impossible de prévoir.

-Je te jette la clef de l’optique et nous allons à la salle de contrôle.

Il attrape la clef jetée et au même instant, l’éclair passe sur le serpent de cuivre. Je n’avais pas pris garde à ma main droit, lorsque je lui ai lancé la clef, j’ai par habitude reposé la main sur la rampe. Ce serpent maudit est rouge brillant. La fraction de seconde a réussi à donner à cet immense cylindre de cuivre, la valeur qu’il avait à l’origine. Toute l’oxydation avait disparue.

La violence de l’éclair avec le tonner fait trembler les épais murs de la tour, mes jambes vacillent, Jean est projeté avec force contre le mur, la foudre vient de frapper.

-Jean, Jean, relèves toi c’est fini, il faut partir d’ici, elle va revenir!

Mon ami ne m’entend pas, je commence à fondre comme un glaçon…/…

YANIK LE TAILLEUR septembre 2 2013

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La nouvelle.

 

 

Yanick est petit homme? De petite taille. Il ne dépasse guère les trente-cinq centimètres de hauteur, mais ce n’est pas la grandeur qui fait de lui la célébrité dont il est l’objet.

Yanick vivait il y a quelques années, dans une mansarde habitée elle-même par un vieil homme gentil, calme, serin mais myope comme une taupe.

Bien des fois, sans que le père Baudus ne s’en aperçoive, il lui raccommodait ses hardes avec minutie, à la manière d’un grand couturier. Il prenait son temps, prenait fil à fils son vieux pantalon, sa vieille chemise et durant des nuits entières, il remettait presque à neuf, les frusques du propriétaire des lieux.

Notre couturier vit au dépend de son propriétaire, sans que celui-ci ne s’aperçoive de son existence. Il mange et bois d’un bout de pain, d’un morceau de lard, parfois  un crouton de fromage; Les restes de ce que mange et bois le père Baudus.Yanick n’avait qu’à se donner la peine de ramasser ce qui trainé sur la table.

Il confectionne ses vêtements, taille, façonne, cout, recout, ajuste. Ce qu’il savait bien faire, surtout, c’était coudre. Il faisait les vêtements et les habits de tous ces voisins aussi petits que lui.

Vous avez deviné que Yanik est un lutin solitaire vivant dans une vieille chaumière. Aussi l’appelait-on Yanik le tailleur.

Il était orphelin, il n’avait jamais connu ses parents, il n’était pas malheureux, il lui semblait que depuis qu’il était au monde, il avait toujours vécu dans cette masure, dans le coin du pré du fermier Baudus.

Il avait un confort suffisant et une bonne nourriture saine, en abondance, car les fermiers voisins venaient tous les jours, prendre le repas du midi chez le père Baudus qui offrait le café à ces hommes de la terre.

Un jour il eut une grande émotion! Il  était en train de faire la reprise d’un ourlet au pantalon du vieux fermier, lorsque celui-ci entra brusquement dans la remise pour y quérir quelques pommes de terre. Yanik ne s’en émut guère, car le vieux Baudus était tellement myope qu’il ne le vit pas, mais s’il s’était trop rapproché de lui, il lui aurait bousculé son ouvrage et aurait pu lui marcher dessus. Yanik eut tôt fait de déguerpir.

Un autre jour, alors qu’il reprisait les chausses du vieil homme, celui-ci trébucha dans son tapis et tomba juste à côté de Yanik.

Une autre fois, c’est au puits qu’il failli attraper Yanik au lieu du seau d’eau.

Ce jour-là, le fermier s’en retournant vers la grande salle des convives, laissa la porte ouverte et Yanik entendit une conversation qui le fit sursauter tellement cette nouvelle fut grave.

Les fermiers parlaient de démolir la cabane pour en reconstruire une autre plus moderne à sa place!

Yanik n’en croyait pas ses oreilles. Qu’allait-il devenir?

Ne sachant quel parti prendre, il ne décida rien pendant quelques temps, espérant trouver une solution miraculeuse et surtout souhaitant avoir mal entendu.

Un matin d’Octobre, il vit arriver les hommes d’à côté, munis de haches, pioches, masses et autres ustensiles néfastes à son bien-être.

Les marteaux commencèrent à tapper et c’est à ce moment que Yanik comprit que le moment était venu où il lui fallait chercher un autre gite.

Il fit un paquet de ces hardes, il les mit sur son dos; puis il partit, tenant dans sa main un délicieux morceau de gateau prit au passage dans la grande salle.

Ayant tristement dit adieu à sa maison, qu’il avait toujours connu  durant sa jeunesse et pour ainsi dire toute sa vie, il se disposa à aller prendre congé de quelques amis!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Exode de Yanick

 

 

Il descendit par les plus grosses racines du vieux chêne au fond du jardin, pour aller visiter les amis qu’il habillait toute l’année. Ceux qui venaient lui demandé de repriser leur vêtements par Yanik le tailleur, mais il voulait surtout dire au revoir à Cibel, une fine et délicate créature qui se prétendait très noble. Il la trouva en train de se laver dans la corole d’un tournesol pleine de rosée.

“-Bonjour Cibel, dit-il aussi gaiement que possible.

-Bonjour, répondit Cibel en s’essuyant la figure. Comme vous êtes matinal!

-Oui répondit Yanik d’une voix un peu triste.

-Qu’y a-t-il donc s’informa la douce amie!

-Oh! Pas grand-chose.

-Alors, pourquoi avez-vous l’air triste et sombre; et pourquoi portez-vous ce gros paquet sur votre dos?

- Je déménage dit Yanik!

- Mon dieu et vous déménagez pour aller où grand dieu?

 Vous aviez l’air de vous trouver bien comme il faut dans cette baraque du monde du dessus, à l’écart de notre monde, peut-être pour plus de facilité pour vous, de confectionner et façonner les vêtements de nos amis commun.

-C’était très confortable, répondit Yanik; mais ils vont démolir la chaumière ; C’est pourquoi je suis bien obligé de partir chercher un autre logis.

-Il n’y a pas de quoi s’alarmer, ni de faire une triste figure! Allez donc voir mon père et ma mère construire leur maison dans un magnifique tronc d’arbre, vous aurez tout de suite envie d’avoir une semblable habitation!

- Non-dit Yanik, je ne serai jamais heureux dans une maison pareille. Je ne suis pas une chouette ou un hibou, voyez-vous; J’ai été habitué à des résidences plus vastes.

- Grand dieu que vous êtes fier; Je me demande même de quel honneur votre seigneurie m’adresse la parole!

-Ne vous moquez pas de moi, vous savez que je vous aime; Venez avec moi; Nous trouverons une maison pour tous les deux.

-Trouvez d’abord la maison; Peut-être, ensuite, reparlerons-nous de notre amour. J’ai entendu dire qu’un lutin marginal traversa la mer, trouva toutes sortes de choses plus magnifiques les unes que les autres,. Il eut un tas d’aventures, il était brave et courageux ! Il ne faut pas vous identifier à une histoire qui n’existe que dans les rêves!

-Je puis faire autant que ce qu’il se dit sur ce lutin mythique!

-Vous ! Non… Et elle se sauva en ricanant sans ajouter un mot de plus.”

Yanik voulu courir après elle mais il changea d’idée et bien décidé, à combattre le mythe et devenir plus courageux que les plus courageux des héros des contes, il se dirigea vers le port où se balançaient une grande quantité de navires au gré de la houle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Embarquement.

 

 

Caché derrière une grosse barrique de vin, Yanik regardait la mer, en se demandant ce qu’il pouvait bien y avoir de l’autre côté de l’horizon, lorsqu’il sursauta en entendant  une voix dire à son oreille.

-Que voulez-vous jeune homme?

-Je veux m’embarquer dit-il en se reprenant de sa stupeur.

-Que savez-vous faire demanda le marin. Savez-vous carguer les voiles, monter sur un mât, faire volte-face de tout et de rien, réparer un filin?

- Non monsieur, je n’ai jamais été sur un navire.

-Nous n’avons pas besoin de gens inutiles. Vous êtes bon à rien dit le marin.

Peu de temps après, il alla trouver le capitaine du plus grand navire du port, puis un autre capitaine, et un troisième, mais personne ne voulait prendre Yanik comme mousse car il n’avait jamais navigué et ne pouvait rien faire d’utile avec sa petite taille.

Il fut tellement fatigué qu’il se laissa choir sur un rouleau de cordage, à même le quai il se mit en boule et s’endormit profondément.

 

Il fut réveillé par le clarté de la lune rousse, il entendit les allées et venues autour de lui. Il se frotta les yeux et finit par identifier les sons alentour. Ceux-ci étaient causés par une multitude de jeunes marins allant et venant du quai à un navire nouvellement accosté durant son sommeil. On était en train de charger des marchandises fragiles, des étoffes, des verreries et toutes sortes de marchandises.

Les jeunes marins semblaient très pressés et bousculèrent Yanik dans leur précipitation.

-Quand ce bâtiment doit-il partir demande Yanik?

-A minuit avec la marée, nous n’avons pas trop de temps pour charger les marchandises.

-Ou va ce bateau?

-Pour l’ile des Hépars!

-Pourrais-je venir dit Yanik? Je travaillerai dur pour devenir un bon marin!

-Demandez au capitaine, et le jeune marin continua son travail.

Alors Yanik se dirigea vers le bateau et demanda à un mousse s’il pouvait voir le capitaine de “l’étoile du matin”.

- Le capitaine est sur la passerelle; vous pouvez monter à bord et essayer de le rencontrer si vous le souhaitez; passez par ici vous devriez le trouver en haut de l’échelle!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Capitaine.

 

 

Yanik n’avait jamais mis les pieds sur un navire, il fut très excité de se retrouver sur le pont de “l’étoile du matin”.

Il chercha, tourna et retourna dans tous les sens de la passerelle sans trop savoir ou aller exactement tellement la passerelle était grande quand…

- Que faites-vous ici?

-J’aimerai rencontrer le capitaine, s’il vous plait!

-Et que lui voulez-vous au capitaine?

-J’aimerai embarquer sur “l’étoile du matin” s’il vous plait.

-Je suis le capitaine et il est hors de question qu’un nain  si petit, soit à mon bord! J’ai assez d’ennuis sans que vous veniez m’en créer d’autres!

-Puis-je connaitre vos ennuis? Peut-être pourrais-je vous être utile?

-Voulez-vous sortir d’ici tout de suite ou je vous passe par-dessus bord!

Yannik s’enfuit à toutes jambes, jusqu’à l’échelle de coupée qui conduisait à quai.

Il commença à descendre mais dans sa précipitation, il s’y prit mal, et son pied glissa!

Plouf! Il tomba à l’eau!

Il cria! Cria! Cria aussi fort qu’il put; Mais les bruits des hommes d’embarquement couvraient ses cris!

Il ne savait pas nager et sentait bien qu’il coulerait à pic si personne ne venait l’aider! 

Il cria encore et encore, il allait se noyer, il abandonnait tout espoir lorsqu’il entendit une petite voix féminine lui dire:

-Vite! Tenez ferme cette corde et je vous remonte!

Yanik leva la tête et il vit cette corde se balancer au-dessus de lui! Il la saisi fortement et il se sentit soulevé jusqu’à la hauteur du hublot de cabine. Il l’escalada et s’évanouit.

Lorsque Yanik revint à lui, il regarda autour de lui pour voir une petite lampe à huile qui brulait dans un coin de la cabine, puis une autre, plus près du lit sur lequel il se trouvait et une jolie petite fille se pencha au-dessus de lui, lui semblait être la providence!

-Où suis-je demanda-t-il?

-Vous êtes dans ma cabine, je suis la fille du capitaine! Ne faites pas de bruit mon père serait furieux d’apprendre votre présence et je ne sais pas ce dont il serait capable de faire en vous voyant!

-Est-il vraiment si terrible?

-Souvent lorsqu’il est préoccupé par des ennuis et c’est le cas aujourd’hui! Autrement, c’est le plus gentil de papas.

-Je pense que les choses vont mal dit Yanik, car il était de bien mauvaise humeur lorsque je lui ai parlé!

-Oui! Les choses vont terriblement mal dit-elle en soupirant!

- Puis-je savoir de quoi il en retourne dit Yanik.

-Voilà:

Ce bateau appartient au roi de l’ile d’Hépar et sa fille, la princesse opaline, doit épouser prochainement le prince d’or!

-Quelle aventure! Je ne vois pas le problème!

-Si!

Le roi a envoyé mon père chercher étoffes, vins, soieries et tout ce qu’il fallait pour la noce, y compris la robe de mariée qui devait être cousue par Riquet le tailleur!

- Où donc est le problème?

-La robe n’est pas prête!

- Je ne vois toujours pas le problème!

-Si!

Riquet est tombé malade et ne peut plus travailler! Il a eu un accident de cheval!

- Et…Il n’y a pas de problème!

-Si!

Personne n’est au courant de la mésaventure du tailleur! Mon père a fait quérir l’étoffe desor, les fils d’or, le voile tissé de pierres précieuses, les broderies; mais personne ne peut les assembler maintenant! A quoi cela peut-il servir? Je ne sais pas ce que nous allons devenir! Le roi sera dans une immense colère!

-Personne ne peut remplacer ce couturier?

-Non! Personne! Il n’y a personne pour le remplacer!

-Comment pouvez-vous en être si sûre!

-Par ce que nous avons demandé à tout le monde!

-Peut-être à tout le monde ! Mais pas à moi!

A vous? Vous savez coudre? Vous êtes capable de tout assembler!

-Essayez, vous verrez!

La jeune fille avait convaincu son papa de lui donner les  broderies et les étoffes afin qu’elle puisse juger l’ampleur de l’importance de l’ouvrage et lui demanda de ne poser aucune question.

Yanik raconta comment il confectionnait les vêtements du monde du dessous et de son propriétaire tout en cousant et filetant les aiguilles qui brodèrent les étoffes de grand luxe de la princesse!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Robe Princière.

 

 

Les heures passèrent, Yanik le tailleur travaillait sans relâche. Ses yeux lui en firent mal à force de coudre.

Pendant son ouvrage la fille du capitaine raconta à Yanik, qu’elle aimait un pauvre cordonnier qui s’appelait Jacques, mais que son père ne voulait pas de ce mariage car la pauvreté de cet homme rendrait ses enfants malheureux!

Lorsque Yanik eu fini de confectionner les belles parures, la fille du capitaine déclara n’avoir jamais vu des coutures si rapides et des aiguilles filler aussi vite et si adroitement.

La robe fut terminée et la fille du capitaine l’essaya!

Il fut émerveillé tellement la fille était belle. Elle ouvrit la porte de sa cabine et demanda à un mousse d’aller chercher le capitaine, elle demanda à Yanik de se cacher dans le coin de la cabine derrière les penderies de la jeune fille!

Le capitaine arriva quelques instants plus tard et fut stupéfait en voyant sa fille revêtue de la robe de la princesse, brodée de fil d’or.

-Comment est-il possible que tu aies accompli ce miracle? Elle te sied à ravir!

- Ce n’est point moi père! Mais un jeune lutin!

-Qui que ce soit! Il est digne d’être mon héritier.

La jeune fille dit alors à Yanik de sortir de derrière la penderie!

 

-C’est vous qui avez fait cette merveille?

-Oui, mon capitaine!

-Alors que je vous avais chassé, vous m’apportez joie et bonheur! Je vous prie de me pardonner ! Puis-je vous demander de m’accompagner sur l’ile d’Hépar dans le cas où il y aurait certaines retouches…

-Oui capitaine! Avec plaisir.

Yanik fut l’invité personnel du capitaine et le surveillant exprès de sa fille!

Le voyage qui mena le navire au royaume des gnomes du dessus, se poursuivi sans encombre, il fut bien aise de croiser un cachalot ou plusieurs dauphins, mais dans l’ensemble, la traversée se déroula sans encombre!

A l’aube du vingtième jour de navigation, un rocher émergeant annonça l’ile d’hépar!

Le capitaine donnait ses ordres pour qu’un amarrage et un accostage à quai soit réalisé dans les meilleurs termes.

Le roi les reçu avec joie et demanda:

-Qui a eu l’honneur de confectionner la robe de mariée de ma fille?

-Yanik dit le capitaine!

-Qui à cousu les pierres précieuses sur la parure de sa robe?

-Yanik dit le capitaine!

-Qui a cousu et façonné à la perfection la robe de ma fille?

-Yanik dit le capitaine!

- Monsieur Yanik, confectionneur de la plus belle robe de mariée que je n’ai vu à ce jour, je vous nome tailleur à ma cour!

- Merci votre seigneurie!

-Vous épouserez qui bon vous semble, je ne demande que d’être le parrain de votre enfant!

-J’épouserai donc Cibel si votre seigneurie me permet d’aller quérir ma bien aimée sur le continent d’ou provienne ces belles étoffes!

-Que le capitaine vous accompagne donc en ces lieux et que vous nous reveniez vite au royaume, nous avons grand besoin d’un homme habile et adroit comme vous!

-Puis-je vous demander une dernière faveur sire?

-Tout ce que vous voulez!

-je souhaiterai que la fille du capitaine épousât Jacques le cordonnier!

-Pourquoi donc épouser un manant!

-Par ce qu’ils s’aiment!

-Voilà une excellente raison pour des futures épousailles!

-Mais sire, Jacques est très pauvre! Dit le capitaine.

-Les désirs de mon maitre tailleur sont des ordres, ils y aura donc épousailles!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mariages.

 

 

A l’aube du nouveau printemps, deux mariages furent célébrés dans la chapelle de l’ile d’Hépar!

Le roi en personne assistait aux épousailles, l’un des deux était la fille du capitaine avec le cordonnier personnel du roi, un certain Jacques!

Quant au deuxième mariage, Yanik menait à l’autel, la douce Cibel!

A chaque nouvelle lune, dans le royaume, les mariages furent habillés par Yanik le tailleur aidé par son épouse Cibel, chaussés par Jacques le cordonnier aidé lui aussi par la jolie fille du capitaine.

Jamais dans le royaume d’Hépar il n’y  eut de mariages plus heureux.

QUELLE BEAUTE EMANANT DE LA MER. septembre 2 2013

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QUELLE BEAUTE EMANANT DE LA MER.

 

Que tu es loin de cette grande terre,

Que tu es loin, planté dans la mer,

Parfois surpris au sommet de l’île,

Parfois meurtris comme l’amour de il,

Pourtant autour il n’y a que vie,

Pourtant amour j’y suis pour la vie.

 

Comment  ne pas aimer ce spectacle,

Comment  apprécier cet habitacle,

Quelle beauté émanant de la mer,

Ce lieu sacré aux portes  d’enfer,

Quelle clarté reluisant sur les flots,

Ce lieu brûlant au milieu des flots,

,

De cette vie que je n’oublierai,

De ce phalus, semé, repiqué,

Ou cette mer devient la marre,

Ou le plaisir, voir enfin le phare,

Ne sera plus ou la dernière année

Le gardien meurt, il s’est échappé,

 

De l’horizon, tu nous domine,

Droit comme un i, d’une barre à mines

Comme un nuage, il fait ombrage,

Dont les marins en auront la rage.

La lumière fut, du temps du phare,

Dirigée par, le gardien de phare.

 

 

 



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